Domaine de Chantilly : remplacer les figurants par de vrais visiteurs
Château sous toutes les saisons, jardins à la française, calèches : le Domaine de Chantilly ne manque pas de visuels. Ce qui lui manquait, c'était l'expérience vécue par ses vrais visiteurs — jusqu'à ce que Colegram la révèle.
Un monument qui ne manque pas d'images... mais pas des bonnes
Le Domaine de Chantilly est l'un des sites touristiques les plus photographiés de France : château sous toutes les saisons, jardins à la française, Grandes Écuries, calèches. La difficulté n'a jamais été de produire des images du lieu — elle était ailleurs.
Chaque année, le Domaine allouait un budget de 15 000 à 20 000 € à une production dédiée : photographe professionnel, figurants recrutés pour incarner des visiteurs, coiffure et maquillage, journée de tournage, puis post-production. L'objectif : obtenir quelques visuels montrant des familles profitant du domaine.
Le résultat, malgré cet investissement, restait une mise en scène : des figurants payés pour jouer une expérience, plutôt que des visiteurs qui la vivent réellement. Une dépense significative, pour un rendu qui manquait précisément de ce qui rend une image de destination touristique convaincante — son authenticité.
Révéler un potentiel déjà présent sur les réseaux
Colegram a montré au Domaine de Chantilly ce qu'il ne voyait pas encore : des centaines de vrais visiteurs publiaient déjà, spontanément, des photos et vidéos de leur passage — une balade dans les jardins, un pique-nique en famille, un moment devant le château — sur Instagram et TikTok.
Ce contenu, invisible tant qu'aucun dispositif de sourcing n'était en place, représentait exactement ce que la production organisée avec figurants cherchait à simuler : de vraies familles, dans de vraies situations, profitant réellement du domaine.
Une fois ce potentiel identifié et démontré, la bascule a été rapide : plutôt que de recréer artificiellement une expérience, le Domaine a pu s'appuyer sur celle, authentique, que ses visiteurs documentaient déjà eux-mêmes.
Un budget de production revu à la baisse
L'exploitation de ces contenus UGC, une fois les droits sécurisés auprès des visiteurs concernés, a permis au Domaine de Chantilly de réduire son budget annuel de production photo : moins de recours à des figurants et à des journées de tournage dédiées, pour un résultat plus fidèle à l'expérience réelle des visiteurs.
Le monument continue naturellement de produire ses propres visuels institutionnels — architecture, collections, événements — là où le contrôle créatif reste nécessaire. Mais pour tout ce qui touche à l'expérience vécue sur place, l'UGC a remplacé une dépense récurrente par un flux de contenus renouvelé chaque saison, sourcé directement auprès de ses visiteurs.
C'est un cas d'école pour un site touristique : le potentiel de preuve sociale existe déjà, souvent en volume, avant même qu'un budget de production ne soit engagé.